Voici une idée de dispositif pour limiter le nombre de déchets (notamment en plastique) qui se déversent chaque jour dans les mers et dans les océans.

J'ai lu récemment que 80 à 90 % des déchets en plastique qui étaient déversés chaque jour dans les mers et dans les océans provenaient en fait des fleuves principaux du monde (le Gange, le Nil, le Yang Tsé etc ...).

Donc je me suis dit que ça serait pas mal si on installait un système de filtration et de récupération de déchets à la sortie de ces grands fleuves (et éventuellement à la sortie de fleuves moins importants), juste avant que ces fleuves se déversent en mer ou dans les océans.

Vous pouvez regardez le dessin que j'ai fait ci-joint, qui résume ma pensée (c'est très mal dessiné, c'est vrai, mais je suis un très mauvais dessinateur).

En gros on installerait vers la sortie de chaque fleuve, en travers de chaque fleuve, une ligne de "barges-dégrilleurs" reliées les unes aux autres et ancrées au fond du fleuve (à moins que ça ne soit un ouvrage en dur), avec chaque barge qui comporterait une grille mobile inclinée composée de préférence de "rails" très fins (pour que l'eau circule sans gène au travers de la grille) et extrêmement solides (pour que les rails ne soient pas abîmés au moindre choc), grille qui irait jusqu'au fond du fleuve et qui remonterait en permanence ou régulièrement afin qu'en bout de course (en haut, à l'air libre) les déchets récupérés par la grille (y compris des gros bouts de bois etc ...) se déversent dans une benne flottante motorisée (par exemple).

Et lorsqu'une benne flottante donnée serait pleine, la grille concernée cesserait pour un temps de remonter et la benne naviguerait toute seule vers la berge afin que les déchets qu'elle contiendrait soient récupérés et évacués (et en même temps la benne qui irait vers la berge serait tout de suite remplacée par une benne flottante vide, et la grille pourrait recommencer à se mouvoir et à remonter des déchets).

Je précise ici qu'on peut envisager d'autres solutions (systèmes de tapis roulants pour évacuer les déchets etc ...).

Éventuellement les barges-dégrilleurs pourraient également trier les différents types de déchets recueillis et pourraient rejeter à l'eau les déchets non polluants (les déchets végétaux etc ...).

Et donc si des bateaux devaient par exemple circuler depuis l'amont du dispositif jusqu'à son aval, ils passeraient par un passage par exemple central (voir mon dessin) et ils devraient juste après obliquer pour éviter un second rideau central de barges-dégrilleurs flottantes (destinées à récupérer les déchets étant dans le courant et étant passés par le passage central précité).

Je précise qu'au lieu d'être en aval (en seconde position) le second rideau central de barges-dégrilleurs pourrait se situer en fait en amont (en tête) et être en fait le premier rideau.

Et les poissons, n'étant pas stupides, emprunteraient le même large passage que les bateaux pour franchir le double rideau de "barges-dégrilleurs".

Voilà. Je sais bien que dans l'idéal il faudrait stopper la pollution tout au long des fleuves et des rivières qui mènent à ces fleuves, lorsque par exemple les égouts des villes se déversent dans ces fleuves et dans ces rivières. Mais bien souvent les villes concernées n'ont pas la volonté ou les moyens de faire cela. Là mon idée serait un moindre mal. Ca coûterait probablement au final beaucoup moins cher que d'installer des dispositifs de filtration des égouts de toutes les villes qui longent les fleuves (et de toutes les villes et villages qui longent les rivières qui se jettent dans les fleuves). Les fleuves continueraient certes à être pollués, mais les déchets pourraient être stoppés et récupérés in extremis avant qu'ils viennent polluer les mers et les océans, ce qui est un drame comme vous le savez tous. Et tous ces dispositifs et les installations terrestres de stockage et éventuellement de recyclage des déchets récupérés pourraient être financés par la communauté internationale ou par une grande ONG et pas forcément par les états où se terminent les grands fleuves (si ces états n'ont pas la volonté politique ou les moyens de faire cela).

Merci.

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