Je voudrais vous soumettre quelque chose d'à priori très sérieux.

Je vous préviens c'est un peu compliqué mais normalement ça marche. Mais si vous n'avez pas envie de vous torturer le cerveau ne lisez pas ce projet. J'en ai plein d'autres qui sont beaucoup plus simples et qui sont expliqués sur ce site.

Je signale aussi que comme ça concerne des tests ADN à faire en nombre très important et que pour l'instant les test ADN coûtent cher, ce que je vais vous expliquer ne tient pas la route à priori ... sauf si dans le futur les scientifiques arrivent à créer des tests ADN beaucoup moins onéreux et avec des techniques différentes.

En France il n’y a pas de fichage généralisé de la population, par rapport aux empreintes génétiques des gens. C’est quelque chose qui se comprend aisément, par rapport aux libertés individuelles fondamentales de chacun.

Mais du coup lorsqu’il y a une affaire criminelle, c’est plus compliqué à résoudre, tandis qu’avec un fichier global d’empreintes génétiques ça serait souvent réglé très rapidement. Une simple comparaison d’empreinte génétique (trouvée sur les lieux d’un crime par exemple) avec le fichier global, et dans la plupart des cas on retrouverait le coupable.

Alors pourquoi n’essayerions-nous pas de concilier ces deux choses apparemment antagonistes, à savoir les libertés individuelles et un fichage génétique ?

En fait il s'agit juste de disjoindre les informations.

Je m’explique (ps : je précise que je vais vous décrire une possible procédure, sachant qu’à mon avis il peut y en avoir d’autres qui seraient possibles).

Les citoyens français seraient invités à se rendre à leur commissariat ou à leur gendarmerie, par exemple.

Là on leur ferait un prélèvement ADN (de salive par exemple). Puis à chaque fois on mettrait le prélèvement dans une grande enveloppe par exemple, et on mettrait les nom, prénom, adresse (etc …) de la personne dans une petite enveloppe par exemple. Et sur la fermeture de chacune des deux enveloppes on collerait un genre de grande « vignette à gratter » autocollante. En fait sous les deux substances à gratter des deux vignettes il y aurait un numéro de dossier spécifique (et ça serait le même numéro de dossier sur les deux vignettes à gratter). Ces vignettes à gratter seraient en fait fournies au départ par un organisme indépendant A et en aucun cas les policiers ou les gendarmes devraient les gratter pour lire les numéros de dossier qui seraient donc sous la substance à gratter. Donc les policiers et les gendarmes ne prendraient jamais connaissance de ces numéros de dossier.

Je précise que les enveloppes et les vignettes pourraient être envoyées par voie postale aux gens, par l'organisme indépendant A, que les enveloppes pourraient être remplies par les policiers ou les gendarmes sous les yeux des gens, et que les vignettes pourraient être collées par les policiers ou les gendarmes (sur la fermeture des enveloppes) là-aussi sous les yeux des gens - et si ensuite on décollait les vignettes ça les endommagerait (et donc on verrait que quelqu'un a décollé les vignettes).

Je précise aussi qu'une zone de chaque vignette (également masquée par de la substance à gratter) serait sécurisée et identifiable (une fois la substance à gratter ôtée) de manière ultra-précise. En effet, sous la substance à gratter la zone comporterait par exemple un code aléatoire à bulles complètement spécifique à cette vignette, faisant qu'on pourrait vérifier que s'est bien une vraie vignette et pas une fausse éventuellement mise par un policier ou un gendarme douteux.

Puis chacune des deux enveloppes, donc en quelque sorte scellée au niveau de sa fermeture par sa vignette autocollante, serait envoyée par les policiers ou les gendarmes à un organisme indépendant B, qui vérifierait en fait si les enveloppes sont bien scellées par leur vignette et si les vignettes sont intactes (et notamment que les substances à gratter n'ont pas été grattées), et s'il n'y a pas de signes distinctifs apparents au niveau des enveloppes (et même éventuellement s'il n'y a pas de traces distinctives d'ADN de synthèse sur les enveloppes etc ...). D'autre part l'organisme indépendant B aurait accès à une base de données des codes à bulles de l'organisme indépendant A (base dans laquelle chaque code à bulle serait "isolé" et non pas par paire), et donc l'organisme indépendant B gratterait les zones à gratter concernées des vignettes (sur les codes à bulles) et pourrait vérifier que ce sont bien de vraies vignettes qui sont collées sur les enveloppes. Mais à part cela l'organisme indépendant ne ferait rien au niveau des enveloppes et des vignettes (il ne gratterait pas les autres substances à gratter etc ...).

Puis l'organisme indépendant B enverrait les deux enveloppes à deux endroits différents :

- la première enveloppe (celle contenant l’échantillon ADN) serait envoyée à un laboratoire d’analyse appartenant au ministère de l’intérieur par exemple, afin que l’ADN concerné soit analysé et identifié.

- la seconde enveloppe (celle contenant les informations comme le nom, le prénom etc …) serait envoyée à un organisme indépendant C, qui classerait l’enveloppe maintenue fermée et scellée dans un grand fichier manuel (non informatisé).

Je précise qu’une fois chaque enveloppe reçue par son destinataire final ledit destinataire final vérifierait lui-aussi que les enveloppes et les vignettes sont intactes, et que les vignettes sont vraies (grâce là-aussi à une base de données de codes à bulle). Puis les substances à gratter seraient grattées, afin que chaque destinataire puisse classer ce qu’il a reçu par rapport au numéro de dossier figurant sur la vignette autocollante.

Et suite aux analyses ADN toutes les empreintes génétiques recueillies seraient numérisées et mise dans un grand fichier global informatisé appartenant au ministère de l’intérieur par exemple. Mais vous remarquerez que les agents de ce ministère ne connaîtraient donc pas l’identité du propriétaire de telle ou telle empreinte génétique, puisque cette identité serait gardée secrète dans une enveloppe scellée classée dans le grand fichier manuel de l’organisme indépendant C (ps : je précise que des contrôles seraient fait par un organisme indépendant D par exemple, qui vérifierait régulièrement par sondages que les enveloppes du grand fichier manuel restent bien scellées).

Donc au final qu’aurait-on ? Et bien les autorités auraient donc une pièce du puzzle (les empreintes génétiques numérisée), et l’organisme indépendant C aurait la seconde pièce du puzzle (les noms, les prénoms etc …). Donc comme chaque partie ne pourrait pas relier à lui tout seul les deux pièces du puzzle, les libertés individuelles des gens seraient préservées ; les autorités ne pourraient pas savoir que telle ou telle empreinte génétique correspond à telle ou telle personne.

Et donc en cas de crime par exemple que se passerait-il ? Et bien les enquêteurs feraient donc des prélèvements ADN sur la scène de crime, et passeraient cela à la fin au grand fichier informatisé ; Ils auraient alors de très grandes chances de retrouver l’ADN concerné dans la grande base informatique. Et dans ce cas précis (le cas d’un crime par exemple), la loi autoriserait les autorités à solliciter l’organisme indépendant C. En fait les autorités fourniraient à l’organisme indépendant C le fameux numéro de dossier qui était présent au niveau de la vignette autocollante accompagnant l’échantillon ADN concerné ... et dans ce cas l’organisme indépendant C irait rechercher dans son grand fichier manuel l’enveloppe contenant l’identité (etc …) du propriétaire de l’ADN concerné (grâce là-aussi au numéro de dossier de la vignette autocollante concernée) … et au final le propriétaire de l’ADN serait identifié ... puis arrêté.

Donc ainsi beaucoup plus de crimes qu'aujourd'hui seraient élucidés, et je pense que ça dissuaderait fortement les criminels à agir (dans la mesure où s'ils agissent ils seraient identifiés puis emprisonnés la plupart du temps). Donc notre pays deviendrait beaucoup plus sûr, avec les libertés individuelles de chacun qui seraient toujours préservées.

J’ai terminé. Encore une fois je pense qu’il y a certainement d'autres procédures (certainement plus simples pourquoi pas) qui peuvent être envisagées. Là ce n’est qu’un exemple. Comme vous l'avez compris le tout est de bien séparer les informations.

Merci.

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